[Retour galerie Grandes Rousses]


Dénivelé : ~950 m.
En ce mercredi 14 juillet, l'atmosphère devient de plus en plus lourde dans la vallée grenobloise. Il est donc temps d'aller chercher l'air frais en altitude. Direction une nouvelle fois le massif des Grandes Rousses, non loin du plateau d'Emparis arpenté il y a une vingtaine de jours. Arrêt au lieu-dit du Perron, peu après le village de Clavans. Le soleil cogne encore fort à 16h, et le panneau annonce 4h de marche pour atteindre l'objectif du jour : le lac des Quirlies.
La fonte des neiges et glaciers bat son plein, les torrents distillent une eau à la couleur si caractéristique ; au détour d'un accident topographique, les cascades jaillissent et viennent sublimer les paysages.
Les premiers kilomètres demeurent faciles, on remonte peu à peu la vallée du Ferrand, le long du torrent éponyme. Une fois arrivé au chalet des Quirlies (2022 m), il en est autrement, ce sont 500 mètres à remonter sur une pente assez raide, accentuée par la dizaine de kilos sur le dos. Néanmoins, Dame Montagne m'offre un joli spectacle : plusieurs vautours fauves planant au-dessus de ma tête ; un animal impressionnant avec ses quelque 2,50 m d'envergure !
Un dernier coup de rein, me voici au fameux lac, formé il y a quelques décennies suite au retrait glaciaire. Il y règne un paysage de haute montagne, très minéral, sans végétation (ou peu). Du coup la tente est plantée dans 3 m² de sable forts opportuns. Comme prévu, pas de coucher de soleil étant donnés les orages sur l'Ouest de Rhône-Alpes. Le ciel nocturne est cependant dégagé, plongé dans une profonde obscurité, sans Lune, de quoi faire quelques poses longues et autre voie lactée.
Après cette courte nuit, me voici au poste dès 5 heures pour immortaliser cette précieuse luminosité matinale. Le lac des Quirlies offre une symphonie de couleurs, qui ne cessent de changer les minutes s'égrenant. Un savoureux moment, comme toujours.
2h30 de descente parachèvent cette magnifique sortie. Les souvenirs s'accumulent...!
14-15/07/2010