Mardi 13 novembre 2012 A l'heure où nous levons (7h), nous sommes loin d'imaginer la folle, palpitante et mémorable journée que nous allons vivre...! Notre première étape démarre par le tour de l'île d'Hadseløya, pleine de charme, justifiant de nombreux arrêts. Elle offre des vues sur l'île de Langøya au Nord, et surtout les Lofoten au Sud, dont le relief attirant nous fait déjà frémir d'impatience ! La météo du jour est douce, très couverte avec un plafond bas, idéal pour des paysages contrastés, voire dramatiques. Nous reprenons ensuite la route, direction les tant attendues îles Lofoten, jusqu'à Svolvaer, principale ville du secteur. Ce sera notre pied-à-terre pour la nuit. A 18h, le temps est très décevant : couvert et pluvieux. Les prévisions d'aurores, quant à elles, s'affolent quelque peu. Nous analysons finement les prévisions météo sur le secteur. Il s'avère que des éclaircies sont annoncées du coté de Gimsøy. C'est à 40 km de là. Qu'importe, nous nous y rendons. Et bingo, quel accueil lors de notre arrivée sur la côte !! non seulement le ciel est en partie clair, mais en plus une puissante aurore illumine le ciel ! Après quelques photos improvisées sous le coup de l'excitation, je décide de soigner la composition. Nous nous avançons donc sur les rochers, de manière à inclure les reflets émeraude dans la mer. L'activité aurorale bat son plein, les épisodes d'Hamn i Senja et Sortland ne sont rien en comparaison. Nous sommes envoûtés par ce ballet atmosphérique, je prends mon pied à immortaliser tout cela, posté sur mon rocher, pendant près d'une heure. Oui mais voilà, alors que se manifeste une envie de changer de point de vue, nous décidons de rebrousser chemin mais...de l'eau ! partout autour de nous ! Gros coup de panique quand nous nous rendons compte qu'ici aussi, les marées (aussi faibles soient-elles) existent. Pas d'autre choix que de traverser la vingtaine de mètres nous séparant de la terre ferme, dans la mer, l'eau jusqu'aux genoux. Heureusement, cela se finit par une paire de chaussures et le bas des jambes trempés, mais nous aurions pu être piégés comme des bleus. Mea culpa, cela m'apprendra à trop en vouloir ! C'est donc un peu prématurément que nous rentrons à l'hôtel, alors que là-haut le festival continue. Nous en avons toutefois bien profité ! Sacrée journée !