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Dénivelé : ~850 m.
Après des mois de présence et des prolongations aux mois d'avril et mai, l'hiver a enfin cédé sa place à l'été, il était temps ! la saison des randos d'altitude est lancée !
A la faveur d'une nuit annoncée sans Lune, j'avais pour objectif d'aller capter la voie lactée. Fuir la pollution lumineuse est la condition essentielle, le massif des Cerces, face aux Ecrins, se prête volontiers à cet exercice. Direction alors les environs du célèbre col du Lautaret, au pont de l'Alpe, le long de la RD1091. Voilà quatre ans que je n'ai pas refoulé les sentiers de cette zone, laquelle m'avait laissé de très bons souvenirs.
En ce vendredi après-midi, le ciel est plutôt couvert, pas trop chaud, idéal pour démarrer l'ascension. Après une petite heure de marche, peu après l'Alpe du Lauzet, je retrouve la poignée de bouquetins quasiment au même endroit qu'en 2009. Je m'emploie alors à une séance de photo animalière. Puis j'emboite de nouveau le pas en remontant le vallon du Rif, dans des conditions très (très) humides, la fonte des neiges bat son plein, l'endroit est marécageux, les sentiers sont transformés en véritables ruisseaux.
Une fois arrivé à la bergerie du clôt d'Âne (2460 m), c'est une autre paire de manches, la distance qui me sépare du lac de la Ponsonnière est totalement (ou presque) sous la neige, encore bien présente, témoin de l'hiver exceptionnel subit dans les Alpes. Enfoncements, glissades et neige dans les chaussures seront venus ponctuer la fin du parcours. L'objectif du jour, à quelques dizaines de mètres près, n'aura pu être atteint, le lac étant encore recouvert de neige. Je me résous à planter la tente sur une petite zone enherbée, avec néanmoins une belle vue sur le Grand Lac (qui lui poursuit son dégel), les Écrins et le col de la Ponsonnière. Comme prévu, il n'y aura pas eu de belles couleurs du soir, faute à un ciel encombré. Mais comme prévu également, la nuit aura été claire, de quoi m'occuper pendant près d'une heure et demi à immortaliser la voûte céleste, rappelant au passage à quel point nous ne sommes que poussières dans l'immensité astrale...
Après une courte et agréable (1°C) nuit, j'engage la descente, en optant par le dénommé "passage délicat". Arrivé à hauteur du Grand Lac, deux personnes me signalent la présence d'un névé/corniche sur les tous derniers mètres de la barre rocheuse. Agacé et hésitant à l'idée contourner les arêtes de la bruyère, je m'engage malgré tout, m'obligeant à quelques exercices d'escalade en terrain glissant, jusqu'à récupérer le câble plusieurs mètres en contrebas. Pas très recommandé, mais bon.
Au final un belle virée alpine, quoique physique quand on se trimbale 15 kgs sur le dos et dans ces conditions nivologiques rappelant plus une mi-mai qu'une mi-juin.
14-15/06/2013