• J1 - 7/11/2013

    5 photos

    La Scandinavie est une région magnifique, cela ne fait de doute pour personne. Après avoir goûté à la beauté de la Norvège du nord en novembre 2012, du côté des îles Lofoten, nous étions quelques mois à peine après bien nostalgiques... Si bien que nous avons projeté d'y retourner à la même période pour 2013, en allant encore plus au nord. De nombreuses semaines de préparation ont permis d'élaborer un programme sur quinze jours, de Tromsø à la frontière russe, en passant par le Cap Nord et allant fouler les terres lapones. Un road-trip d'environ 3500 km durant des jours de plus en plus courts (4 à 5h maximum d'ensoleillement quotidien) pour observer aurores et paysages illuminés par un soleil rasant. Un voyage inoubliable et riche en rebondissements que je vous propose de découvrir progressivement.

  • J2 - 8/11/2013

    12 photos

    Pour ce premier matin norvégien, le ciel est dégagé. Nous empruntons l'incontournable téléphérique du Fjellheisen dominant Tromsø pour prendre un peu de hauteur. La cabine a été construite en 1961 et fonctionne parfaitement. Une fois au sommet, nous avons une vue imprenable sur la ville et les montagnes alentours. Après ce moment contemplatif, nous quittons Tromsø en direction de Sørkjosen, en longeant les fjords où quelques arrêts ponctuent le trajet. Tout est délicatement illuminé par le soleil, la neige scintille légèrement. La montagne et la mer ne font qu'un. Il a commencé à faire nuit vers 15h, mais ici l'aube et le crépuscule durent longtemps, offrant ainsi de longs moments pour savourer l'heure bleue. La soirée arrivant, c'est avec un certaine excitation que nous partons à la chasse aux aurores, d'autant plus que le ciel est dégagé. Nous partons alors à quelques kilomètres au nord de Sørkjosen pour fuir la pollution lumineuse. Nous nous installerons sur une plage glacée, le ciel est parsemé d'étoiles filantes. Malheureusement l'activité aurorale est très faible, seul l'appareil, poussé dans ses retranchements, fait apparaitre les légères teintes vertes dans l'atmosphère...

  • J3 - 9/11/2013

    18 photos

    A l'aube nous voilà repartis direction Alta. Il s'agit d'une ville pleine d'histoire en ce qui concerne la reconnaissance de la population Sami de la part des norvégiens. En effet, les lapons sont un peuple nomade partagés entre la Norvège, la Suède et la Finlande. Ils vivaient essentiellement de la pêche et de la chasse. Le ciel arbore des couleurs pastels et rosées. Elles se reflètent dans l'eau. Au-delà des montagnes semble se dresser l'infini. A l'horizon, le ciel est déjà plus sombre. Au cours du trajet on dépasse quelques élevages de poisson, rares traces d'activités humaines dans le paysage. Quelques maisons sont isolées et accessibles uniquement par bateau. Lorsque nous avons traversé une partie des terres, nous avons fait la rencontre d'un grand renne à la fourrure épaisse et aux bois bien développés. Il se tenait sur le bord de la route en solitaire. Nous parvenons jusqu'au port. Chaque petite maison possède de quoi faire sécher le poisson à l'abri des oiseaux gourmands. Nous nous rapprochons d'un émetteur sur une petite jetée, à Øksfjord. Nous voilà dominant les flots. La journée commence déjà à décliner et nous reprenons notre route direction Alta, pied à terre pour cette nuit. En début de soirée, nous partons de nouveau à la chasse aux aurores, au nord de la ville, toujours pour fuir la pollution lumineuse. Nous avons déniché un ponton nous permettant d'esquiver les lumières et les maisons. Déjà de belles aurores dansaient dans le ciel. Nous fûmes éblouis par tant de beauté. L'une d'entre elle s'élançait au dessus d'un foyer dont la fenêtre apportait un peu de chaleur au décor. D'autres ondulaient en cœur au-dessus de l'eau. Hélas les villes lointaines et les habitations n'étaient pas propices pour la photo. Nous avons donc choisi de nous déplacer, en jetant notre dévolu sur un lac gelé en contrebas de la route, le « Leirbotnvannet », à 18 km au nord-est d’Alta. Un silence impérial régnait dans l'atmosphère. Et puis vinrent les aurores au-dessus de nos têtes, plus ardentes que jamais. Leurs drapés dessinèrent des rubans et s’étendirent à l'horizon. L'une d'entre elles s'est déployée au-dessus du lac, formant boucles et vagues pour notre plus grand bonheur. Elle est allée jusqu'à prendre la forme d'un rapace. Une soirée mémorable !

  • J4 - 10/11/2013

    10 photos

    Le jour se lève à nouveau et nous ouvre la route jusqu'à Hammerfest. Nous avons beaucoup de chance puisque c'est notre troisième jour de beau temps ! Une bonne partie du trajet se passe à travers les terres. Nous touchons un léger -11 degrés. C'est un immense désert glacé qui s'étend devant nous et fusionne avec le ciel. Les couleurs se mélangent et s'en dégage beaucoup de douceur. C'est la bande originale du Seigneur des Anneaux qui nous accompagne dans une ambiance épique. La blancheur immaculée occupe la quasi-totalité du cadre. Les rivières gelées fendent le décor avec des teintes cristallines. Petit à petit se dessine un fjord visiblement bien exploité par l'industrie : Repparrfjorden, entre Oldernes et Kvalsund. Des carrières se dressent sur les rives. Le vent se lève et donne du mouvement aux flots. Les pierres sur la plage sont de couleurs multiples, toujours sur des tons ocres ou verts. Quelques kilomètres plus loin, nous longeons un nouveau fjord jusqu’à atteindre le bout de la route à Saraby, où un panneau indiquant le risque de tomber à l'eau nous prévient si nous continuons. Demi-tour, laissant du temps au soleil pour déployer sa chaleur au-dessus du fjord. Quelques bateaux flottent paisiblement pendant que le crépuscule s'installe. Le temps de traverser un tunnel que le ciel s'embrase déjà. L'orange et le rouge s'intensifient rapidement. Le ciel sera régulièrement mis en valeur tout le long du crépuscule, jusqu'à ce qu'on arrive à Hammerfest, étape pour cette nuit. Difficile de trouver un magasin ouvert le dimanche, nous avons donc choisi de dîner chez Peppes Pizza, dans le centre d’Hammerfest. Il est 16h30...tout à fait normal ! Pour cette soirée, nous hésitons un peu pour sortir, mais nous tentons tout de même l'aventure en allant à 8 km au nord-est de la ville, à Forsøl. Nous nous sommes arrêtés sur un site de fouilles lapon, près de la baie de Kjerkegård. On y trouve ici des vestiges de leurs maisons et de leurs habitudes. Une toute petite plage gelée s'y trouve et la température est agréable. Le ciel est partiellement couvert, on distingue quelques aurores entre les trouées mais il est difficile de les photographier, d’autant plus que la pollution lumineuse d’Hammerfest se fait sentir. L'endroit est très calme, c'est apaisant.

  • J5 - 11/11/2013

    4 photos

    Le temps est agité, le vent souffle et les nuages recouvrent complètement le ciel. Toutefois la mer agitée ne manque pas de charme ! Les rouleaux sont puissants, les mouettes ont du mal à voler mais elles se régalent de ce qui remonte à la surface. Sur la route menant à Havøysund, perdu au milieu de nulle part, nous croisons un naufragé de la route, entre Lillefjord et Slåtten. Un homme d'environ 57 ans dont la roue a crevé. Il demande notre aide pour le mener jusqu'à la ville prochaine qui se trouve à 50 kilomètres de là. Par chance nous nous rendions également à Havøysund, principale bourgade au nord de cette péninsule. Il fut bien étonné de croiser des touristes en cette période de l'année. Il n'était d'ailleurs pas très rassuré par notre conduite sur route glacée. Nous avons donc roulé jusqu'au port, laissant passer nos spots photo pour la journée. Pour cette nuit, nous logerons chez l'habitant, une française ! Malheureusement le ciel est très couvert le soir, nous resterons donc bien au chaud.

  • J6 - 12/11/2013

    25 photos

    Notre étape du jour est le Cap Nord. Il faut prévoir de quoi payer un péage. Les fjords nous offrent à nouveau des couleurs à couper le souffle. Le soleil est si intense que nous en sommes presque aveuglés. Nous profitons de tous les spots manqués la veille avec un temps beaucoup plus clément. Nous traversons un nouveau désert de glace. Plusieurs tunnels agrémentent la route menant à Honningsvåg, ville-porte du Nordkapp. Ces tunnels, permettant de franchir fjords et montagnes, sont dotés d'un dispositif de sécurité étonnant. Chaque entrée possède un portique automatique précédé d'un feu. Cela évite à l’eau de geler sur la chaussée à l’intérieur de l’ouvrage au profil incurvé. D’ailleurs, au centre de l’infrastructure, la température est très douce : +6°C. A l'approche du Cap Nord, tout est désertique. Par chance, la route était ouverte à la circulation, sans besoin de suivre un convoi, nous permettant de contempler toute cette solitude glacée. La route est très gelée, on glisse dès que nous mettons les pieds dehors, mais la vue est imprenable. Nous n'avons pas eu besoin de payer le péage à notre arrivée, l’avantage du tourisme en basse saison ! Un grand bâtiment touristique occupe la place. Sur la gauche on distingue la véritable jetée du Cap Nord qui se découpe en falaises majestueuses. Par-delà l'horizon se trouve certainement le Svalbard. Un globe d'acier symbolise le bout du monde. Au large, la Lune commence à se lever. Elle est orangée et semble si grosse qu'on pourrait la toucher en tendant la main. Le spectacle était grandiose. Nous quittons le Cap Nord en nous arrêtant parfois pour mettre en avant la pénombre. Puis nous rejoignons notre auberge à Honningsvåg. Les chambres font penser à des hébergements militaires...

  • J7 - 13/11/2013

    10 photos

    Dans la matinée, lorsque nous avons quitté Honningsvag, les couleurs dans le ciel sont magistrales. La brume couplée aux rougeurs dessinait une ambiance onirique. La longue route pour remonter le fjord est ponctuée de nombreux arrêts pour profiter de la lumière limpide et des couleurs agréables, mettant parfaitement en valeur les paysages locaux, avec comme point d'orgue l'immortalisation de glaçons créés par la marée aux abords de Lakselv, donnant un air d'Islande à la scène. Malheureusement, la neige arrive en soirée, une fois de plus nous resterons tranquillement au chaud.

  • J8 - 14/11/2013

    11 photos

    Nous nous devons tôt, direction Gamvik, une longue route nous attend. Cette petite ville se trouve sur la péninsule du Nordkinn, la plus au nord de l’Europe continentale (le Cap Nord visité il y a deux jours est en réalité localisé sur une île). Les quelques éclaircies sont vite englouties par les nuages. Par chance nous avons trouvé un très bon spot littoral à Lebesby Stamneset. Les vagues éclatent, la mer se déchaîne. Nous avons pu prendre de la hauteur pour mieux observer. Les rouleaux ne sont pas réguliers mais puissants. Le ciel prend quelques couleurs orangées. On perçoit les averses qui défilent au large, avec leurs grandes draperies. C'est un long combat entre le beau et le mauvais temps. Finalement le beau temps l'emporte provisoirement et chasse les nuages gris pour dévoiler ses teintes rosées que nous aimons tant. Nous n'avons eu que peu de répit puisque la pluie vint nous rattraper. Dans les terres, pour rejoindre le Nordkinn, la route n'est que partiellement déneigée et nous ne pouvons nous fier qu'aux piquets salvateurs qui bordent la route. Nous croisons un chasse-neige lancé à toute allure et nous envoyant de ce fait une bonne douche de neige. Le désert blanc est majestueux, la route est traversée par des traînées de neige. Peu rassurés et excités à la fois, nous goûtons là à la véritable ambiance arctique, froide et hostile. Au loin, on distingue une interminable clôture. On atteint finalement un carrefour parmi un hameau isolé et sans vie. Nous arrivons malgré tout à Gamvik. Notre logement porte le nom de « the end of the world », appellation non usurpée compte tenu des difficultés pour atteindre cette zone. En soirée, la météo n'est pas géniale mais nous sortons quand même chasser les aurores du côté du phare de Slettnes. heureusement, le ciel se dégagea et quelques belles draperies vinrent parcourir le ciel...

  • J9 - 15/11/2013

    5 photos

    Durant la nuit le vent s'est levé, faisant grincer toute la maison. Au réveil, le ciel est écarlate, la brume dévale le flanc de la montagne. Il est temps de quitter cet endroit pour nous rendre à Kongsfjord, du moins, le pensions-nous. Le vent n'est pas retombé et notre hôte nous avertit qu'une alerte tempête est en cours. Nous traversons à nouveau la route 88 dans le désert de glace. Il s'en dégage une ambiance unique malgré les assauts du vent. Au loin, le soleil dessine une ligne de lumière qui fend les nuages. Nous sommes vite retournés sur terre lorsque nous avons constaté que la route était fermée au niveau d’Hopseidet, isthme d’environ 1 km de large séparant la péninsule du Nordkinn au reste du continent. Après une longue attente, un chasse-neige passa près de nous. Le chauffeur expliqua en rigolant que nous resterons coincés sur cette péninsule. Nous caressions alors l'espoir de trouver un bateau pour nous rendre à notre destination. Malheureusement celui qui nous intéressait fut annulé. Il nous fallut trouver rapidement un logement à Mehamn. Nous avons donc frappé à la porte du « Red Tree », pour obtenir une chambre. Par chance ils ont pu nous accueillir. Si jamais vous vous rendez dans ce secteur, je recommande chaudement cette chambre d'hôtes, ce jeune couple est très accueillant. Dehors la tempête semble faire rage, nous resterons donc tranquillement à l'intérieur.

  • J10 - 16/11/2013

    6 photos

    L'objectif du jour est d'essayer de quitter le Nordkinn. Nous nous réveillons non sans peine pour nous hâter jusqu'à la première barrière juste au sud de Mehamn, le vent souffle toujours mais nous trouvons cette dernière ouverte. Nous traversons à nouveau le désert glacé sous la tempête et il est difficile de rouler, d’autant plus qu’il fait nuit. Au carrefour, à une dizaine de kilomètres au sud de Mehamn, nous croisons un chasse-neige, faisant mine de s'arrêter, il est aussitôt reparti. Nous prenons la décision de rebrousser chemin, et comme si le sort nous en voulait, la barrière ouverte il y a quelques minutes est à présent baissée. Nous voilà bloqués dans une section fermée à la circulation ! Après un appel peu concluant avec l'info trafic, la chance nous sourit enfin puisqu'un convoi vint finalement ouvrir le passage, alerté par un autochtone venu lui aussi attendre le chasse-neige. Les chauffeurs nous proposèrent de les suivre pour constater s'il était possible de traverser là deuxième partie de la péninsule. Après une bonne heure d'attente à Hopseidet, le convoi revint nous chercher et nous nous sommes résigner à attendre une journée de plus. Heureusement l'appartement à Mehamn est toujours disponible au Red Tree. A la tombée de la nuit, nous avons pu sortir chercher quelques aurores, sur l’avancée juste au nord de Mehamn, à Vedvikneset. Nous avons pu en voir brièvement lors de furtives éclaircies avant que le ciel ne se recouvre aussitôt. Il ne reste que la lueur de la Lune quasi-pleine et le bruit des vagues sur la roche...

  • J11 - 17/11/2013

    10 photos

    Au petit matin, notre hôte nous explique que nous pouvons suivre un convoi pour partir à présent. La route est longue pour rejoindre Kirkenes. Les barrières furent ouvertes jusqu'à Ifjord. C'est avec soulagement que nous avons donc réussi à quitter Mehamn. Le doute revint lorsqu'à Ifjord la barrière était de nouveau baissée. Il fallut attendre un convoi dont nous n'étions pas sûrs de l'existence malgré les panneaux. Pourtant vers 12h45 un chasse-neige arriva et nous guida le long d'une route entièrement enneigée. Il ne faisait qu'une bouchée des congères. Sur notre gauche, un troupeau de rennes s'élançait au grand galop à travers les bois. La nuit commence déjà à tomber. La Lune s'élève rapidement. Ce soir nous logerons dans un cottage tout près de la frontière russe. On nous met en garde de ne pas la traverser sans se faire connaître. Le poste de frontière est imposant et semble bien contrôlé. Le beau temps semble se maintenir, nous décidons alors de nous enfoncer vers Grense Jakobselv, endroit complètement perdu à la frontière russe, aux confins de la Norvège. Quarante minutes plus tard nous nous approchons d'une église bâtie il y a 150 ans, la dénommée Oskar II’s Kapell. Celle-ci symbolise la terre norvégienne de ce côté de la frontière. Une clôture empêche l'accès au rivage. En contrebas de l'église se trouve un petit cimetière plutôt sinistre. Le portail grinçait lentement et l'ambiance était lourde. L’atmosphère dans ce secteur était vraiment particulière, une sensation d’être en terres interdites, sans vie, baignée dans un vent à décorner les bœufs et en guise d’arrière-plan lointain, une imposante tour de contrôle de la frontière russe. Avant de rentrer, nous profitons du calme au bord d'un lac gelé. Le ciel est dégagé mais peu d'activité aurorale ce soir-là. Les pierres gelées brillent à la lueur de la Lune...

  • J12 - 18/11/2013

    13 photos

    Avant de partir en direction de la Laponie, nous nous rendons au niveau de la frontière russe à quelques centaines de mètres seulement, synonyme de fin de l’espace Schengen. La frontière finlandaise est bien moins impressionnante. Le territoire est plutôt forestier et parsemé de lacs déjà bien gelés à cette époque, à tel point qu'il est possible de marcher dessus. Le plafond nuageux est très bas, dressant un tableau en noir et blanc de la nature laponne, oppressant, voire sinistre, mais ô combien calme. Nous déployons le drapeau de la Finlande aux abords d'un lac afin d'immortaliser l'instant. Le long du trajet, ce ne sont pas les rennes qui manquent, beaucoup semblent faire partie d'un élevage puisqu'ils portent des marques colorées. A Ivalo, nous dormirons dans une auberge au cœur d'un élevage de huskies. C'est une grande maison entièrement en bois, en dehors de la zone urbaine, dans la forêt...

  • J13 - 19/11/2013

    4 photos

    La route qui nous attend aujourd'hui va être longue, le temps est toujours couvert. Le paysage défile, la journée passe et lorsque la nuit vint, nous fumes surpris de découvrir les stations de ski dont les pistes sont illuminées de toute part. Cela donnait un air de science-fiction bien sympathique. La température commence à descendre : -11°C pour le moment. Nous trouvons notre cottage, perdu quelque part au bord de la route, dont la clé est gardée dans un petit coffre codé. La bâtisse est sublime et bien aménagée. Elle se situe sur le bord de la rivière de Muonio, séparant la Finlande de la Suède. En soirée, nous tentons d'aller chasser les aurores malgré la faible activité prévue. Nous nous couvrons en conséquence. Sur la route la température chute à grande vitesse, passant de -13 à -23, allant jusqu'à -26°C. nous nous arrêtons au bord de la route pour aller capter les lueurs atmosphériques. Une fois sur place, nous avons vite compris que notre équipement n'était pas suffisant. Notre lutte contre le froid ne dura que 20 minutes. Nous sommes vite rentrés au bercail, les extrémités congelées.

  • J14 - 20/11/2013

    12 photos

    Nous approchons de la fin du voyage. Aujourd'hui nous rentrerons à Tromsø. Mais la nature ne nous avait pas révélé tous ses secrets puisqu'une petite brume matinale et des couleurs pastel vinrent nous enchanter le long de la rivière, à quelques pas de notre hébergement. Nous sommes restés longtemps à contempler ce tableau, malgré les températures résolument polaires (jusqu’à -26°C). Une ambiance féerique comme l'on en voit rarement enrobait l'atmosphère. Nous reprîmes la route pour une grande traversée. Nous ne manquons pas une miette du paysage. Lacs et rochers furent au centre de l'objectif. La berge était recouverte d'une épaisse couche de neige dans laquelle nous nous enfoncions jusqu'aux cuisses. Mais le panorama en valait la chandelle. La glace portait sur elle quelques flocons qui n'avaient pas encore fondus. Ensuite nous avons roulés sans nous arrêter jusqu'à notre destination. Nous n'aurons pas l'occasion de retourner au téléphérique du Fjellheisen puisque malheureusement le temps devint pluvieux et gris.

  • J15 - 21/11/2013

    8 photos

    Le cœur serré, il est temps de quitter ce majestueux pays qu'est la Norvège. D'innombrables souvenirs resteront gravés tant nous en avons pris plein les yeux. Durant le vol nous effectuerons une escale à Copenhague bien que nous n'en ayons vu que l'aéroport. Le retour sur le sol français fut brutal... Bouchons, chauffards et civilisations vinrent nous tirer de notre rêverie dans laquelle nous serions bien restés endormis.