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Alors que j’ai cogité toute la semaine par rapport à où j’irai ce week-end, je n’étais pas loin de me rendre dans le massif des Arves, puis finalement samedi matin je décide d’aller ailleurs : direction le Vercors et la Grande Sœur d’Agathe. Vu qu’il a plu la veille, je m’attends à rencontrer de la brume, en espérant être au-dessus évidemment.
En début d’après-midi, me voici au départ du sentier, peu après le col de l’Arzelier, au point coté 1228 m. C’est presque 1000 mètres de dénivelé qui m’attendent, et pas le temps de s’échauffer, le sentier attaque raide dans la pente, il faut dire que mon itinéraire est assez direct, pas de longue traversée. Le début de l’ascension s’effectue en sous-bois, le sentier cohabite avec un bike park, jusqu’au refuge de la Soldanelle. De là, je quitte la forêt pour parcourir un univers minéral. Le sommet que je convoite est accroché par la brume, j’espère qu’elle se dissipera le temps que j’arrive. Une fois sous les massifs calcaires, le chemin longe le contrefort rocheux en balcon, jusqu’à une sorte de golet étroit et abrupt qu’il faut remonter pour atteindre le Col des Deux Sœurs. Arrivé à celui-ci, le temps se gâte avec l’apparition du vent, dont j’étais protégé jusque-là. Après avoir enfilé pull, bonnet et gants, j’entreprends la montée finale. Trois heures après avoir quitté la voiture, me voici au sommet.
Le brouillard a quitté les lieux mais un plafond nuageux bas demeure au-dessus de moi. Je commence à espérer de belles conditions pour le coucher de soleil…c’était sans compter sur la malchance, puisque vers 20 heures, voilà que la brume refait son apparition, soufflée par un vent du nord glacial. Je m’enfile alors sous la tente, qui vacille sous l’assaut des bourrasques. J’ai beau zieuter régulièrement, la nébulosité persiste. Tant pis, dormons. Enfin non, impossible de fermer l’œil avec cette tente secouée dans tous les sens. Je somnole jusqu’aux environs de 2 heures où enfin je revois les étoiles briller, je décide alors de sortir dans le froid (-2°C au thermomètre) faire quelques poses nocturnes.
Vers 5h30, me revoilà de nouveau dehors, prêt à capter les lueurs matinales, qui furent ma foi fort sympathiques. Je retourne comater un moment. A 8 heures le vent s’arrête enfin, me permettant de réellement dormir pendant 1 heure. A 10 heures, retour à la case départ. Les 1000 m de dénivellation négative sont avalées en environ 1h30.
Une belle sortie mais éprouvante par les conditions météo.
20-21/05/2017