[Retour galerie Chartreuse]


Dénivelé : 750 m
Début mai marque pour moi le grand retour de la saison des randonnées alpines. Traditionnellement, ce sont les Préalpes qui ont l’honneur d’être foulées les premières. En ce week-end ensoleillé (une rareté, depuis un certain temps), j’ai jeté mon dévolu sur le sommet du Pinet, au nord de la Chartreuse. En milieu d’après-midi, je pars depuis le hameau de la Plagne, pour grimper sec jusqu’au col de l’Alpette, de quoi bien chauffer les cuissots pour une reprise, la montée étant raide. En 1 heure voilà mon objectif intermédiaire atteint. Si jusqu’à présent il n’y avait pas de neige sur le sentier, c’est une toute autre paire de manche en arrivant sur le plateau. Passé la cabane de l’Alpette, la seconde partie de l’ascension s’effectuera dans la neige. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la grimpette n’est pas très agréable. Outre la neige qui rentre dans les chaussures (lesquelles ont d’ailleurs montré leur limite d’imperméabilité), c’est surtout que l’itinéraire est assez délicat compte tenu du karst et des trous cachés ci et là sous le manteau blanc. Heureusement, la trace a été faite par d’autres randonneurs, j’arrive alors à atteindre le sommet, sans quoi il aurait été facile de se perdre.
Arrivé là-haut, j’ai la malchance d’être pris dans la brume, mais compensée par l’observation d’un chamois qui broute l’herbe, mise à nu ici. J’installe mon bivouac à côté de la croix et progressivement le brouillard se dissipe, m’offrant un beau spectacle de lumière à l’ouest. Malheureusement, à un quart d’heure du coucher de soleil, voilà que la brume refait son apparition, enterrant ainsi mes espoirs de captations crépusculaires. Vers 21 heures je m’enfile dans mon duvet et ne tarde pas à m’endormir.
La nuit, le ciel s’est partiellement dégagé. Mais l’appréciation des conditions, peu favorables avec toute cette pollution lumineuse, n’arrive pas à me sortir de la tente. Le vent s’est d’ailleurs levé et mon abri de fortune commence à trembler…difficile de retrouver le sommeil ensuite, si ce n’est par intermittence.
Peu avant 6 heures, je m’extirpe de mon sac de couchage. Il souffle toujours autant et le jour est déjà bien entamé. Même s’il fait beau, les nuages sont nombreux, surtout à l’est, ce qui est logique avec le climat actuel et les flux venant d’Italie. Le lever de soleil est alors timide, bien qu’il offre quelques belles percées dans le ciel. A quelques dizaines de mètres de là, mon ami le chamois continue de brouter son herbe.
Après une micro-sieste, j’entame la descente. Deux heures plus tard, me voilà à la voiture. Bilan : une sortie assez difficile et des conditions photographiques assez moyennes.
5-6/05/2018