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Dénivelé : 1335 m
Une fois n’est pas coutume, c’est rando avec les parents ce week-end. Compte tenu de l’abondance de neige dans les Alpes internes, direction les Préalpes et le tout proche massif des Bauges. Alors que nous espérions arpenter la Chaurionde, nous sommes confrontés à la fermeture de la route à environ 3 km du parking. Marcher sur le bitume n’ayant aucun intérêt, on opte pour le plan B : le Pécloz. Nous nous garons au parking du Couvent, prêts à en découdre avec la longue ascension qui nous attend. On remonte pendant un long moment le vallon du ruisseau de la Lanche, au bout duquel un résidu d’avalanche occupe une grande partie de l’espace. Nous continuons de grimper jusqu’à rejoindre le petit replat du Chalet des Gardes. De là, les 300 derniers mètres de dénivelé pour atteindre le col d’Arménaz se révèlent être une bonne bavante, dans ce versant pentu.
Après 4 heures de marche, le pique-nique vient à point nommé. Nous enquillons ensuite sur la dernière partie du parcours, assez technique puisque certains passages nécessitent de mettre les mains. Vers 16h30, nous y voilà enfin ! Le ciel, comme durant toute la rando, est assez chargé en nuages, bien que non menaçants. La brume va et vient, laissant entrevoir les sommets baujus alentours. Mes parents redescendent peu de temps après, par le sentier nord, tandis que je reste en haut, pour un bivouac. Je patiente le temps que le jour décline, m’offrant de belles percées à travers les nuages. Alors qu’une belle scène se présentait, je m’active à changer d’objectif sur l’étroite crête sommitale, mais suite à une erreur d’inattention, voilà que mon téléobjectif se met à rouler dans la pente, prenant rapidement de la vitesse. J’ai beau réagir rapidement en me précipitant dessus, je ne peux que constater son inéluctable chute dans le vide et plonger dans un pierrier 100 m plus bas. C’est quelque peu dépité que je termine la journée au grand angle, pour capter de bien timides couleurs du coucher de soleil.
La nuit tombée, je rejoins ma tente pour essayer de dormir un peu. Au loin, j’observe de nombreux flashs dans le ciel : des éclairs. En consultant mon appli Blitzortung, il s’agit d’un orage par-delà Dijon, à plus de 200 km ! Aucun risque ici cela dit. La température est assez clémente avec ses 5°C, sans vent ou presque. Après une petite poignée d’heures de sommeil, me revoilà aux avant-postes à 4h45, dès les premières lueurs. Le ciel est totalement dégagé, à l’exception de quelques nuages au nord. J’immortalise les couleurs crépusculaires, sans intérêt particulier, puis plie bagages. La redescente s’effectuera par le côté nord. Je débute en hors sentier pour aller récupérer mon défunt 70-300mm, dans ce versant raide et mouillé par la rosée, puis reprend le chemin. Il est 7h30 et il faut dévaler les quelque 1335 mètres de dénivelé, ce que je parviens en 1h50, en allant à bon rythme. Ce côté-ci est particulièrement raide, les cuisses et les genoux ont bien morflé ! Une sortie physique mais sympathique, quoique trahie par la perte de mon téléobjectif…
9-10/06/2018