• Le Pain de Sucre (3208m)

    14 photos

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    Dénivelé : ~500m.
    Un long week-end s'annonce, l'occasion pour moi d'aller découvrir un nouveau massif, différent des Chartreuse, Bauges et autre Belledonne : le Queyras, dans les Hautes-Alpes. Après quelques heures de route, me voici à l'objectif : le Col Agnel. Culminant à 2744 mètres, ce dernier constitue le deuxième plus haut col routier de France, derrière l'Iseran, et fait office de frontière entre la France et l'Italie. Pour conclure ce vendredi en douceur, direction le Pain de Sucre (3208m), impressionnante montagne vue d'en bas, et tout aussi délicat à grimper, le sentier, sur la partie finale, flirte avec le vide abyssal de la face Sud... Une fois le sommet atteint, le panorama est exceptionnel : Monte Viso coté Italie, Barre des Ecrins, Meije, Aiguilles d'Arves, Mont Blanc...et tant d'autres, à perte de vue ! Je décide d'immortaliser le coucher de soleil de là-haut, magnifique. Mais sans trainer, je m'empresse de redescendre pendant qu'il fait encore jour, afin d'éviter toute mauvaise chute dans ces schistes pourris...Je plante finalement la tente vers 2800m, sur un replat à moitié herbeux, pour passer une nuit...glaciale...-5°C dehors, et guère mieux à l'intérieur, sans parler du vent...C'est à peine si j'ai pu fermer l'oeil de la nuit, loin du sommeil réparateur escompté...
    10/07/2009

  • Lac Supérieur (2829m)

    13 photos

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    Dénivelé : ~400m.
    Après une nuit éprouvante, c'est déjà fatigué que je commence la journée ; qu'importe, pas question de lâcher prise, direction la vallée voisine, de Saint Véran (plus haut village d'Europe, soit dit en passant), via le Col de Chamoussière (2884m). L'envie m'a pris d'aller jusqu'au Lac Supérieur, sous le sommet du Rocca Bianca. Cette virée, bien qu'assez longue, présente l'intérêt d'avoir une faible dénivellation. La vallée de Saint Véran est tout simplement magnifique, la partie amont où je divague est très ouverte, partagée entre l'univers très minéral des sommets, la verdure des prairies et l'ambiance boisée plus bas. Tout près, la Tête des Toillies (3175m) impose sa présence par son allure incisée et élancée dans le paysage...
    Retour en direction du Col Agnel en début d'après-midi...la journée n'est cependant pas terminée ! A suivre...
    11/07/2009

  • Lac Sainte Anne (2415m)

    15 photos

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    Dénivelé : ~450m.
    Malgré une quasi nuit blanche et une dizaine de kilomètres dans les jambes de la rando du matin, je décide d'enfoncer davantage le clou, en allant explorer une autre vallée du Queyras. Un rapide tour d'horizon sur la carte IGN : ce sera le lac Sainte Anne, à Ceillac. Après environ 1 heure de route, me voici au point de départ, un parking joliment aménagé à l'entrée de la forêt. Les paysages sont toujours aussi grandioses et sauvages, je pense notamment à la montagne de la Riche et au rocher de l'Eissassa, sublimés par la lumière de fin d'après-midi...
    Arrivé au Lac Sainte Anne, je constate que la luminosité n'est pas parfaite (contre-jour), donc j'en profite pour installer la tente et, finalement, exténué, m'endors vers 20 heures. Rien à voir avec la veille, l'air est certes frais, mais très supportable. Vers minuit, l'horloge biologique sonne : il est temps de faire quelques poses longues. La région se vante d'avoir un des airs les plus purs d'Europe, ce que je crois volontiers ! La Lune vient s'inviter dans le ballet astral, pour mon plus grand plaisir ; elle vient inonder d'une douce lumière la muraille rocheuse des Pics de la Font Sancte, magique, une ambiance laissant sans voix.
    Le lever du jour n'est pas en reste, les rougeurs matinales viennent tutoyer les plus hauts sommets. De plus, il n'y a aucun vent, le lac est un véritable miroir, me permettant de réaliser des clichés "cartes postales". Au final, cette rando, décidée à la dernière minute, est probablement la meilleure effectuée durant ce séjour dans les Hautes-Alpes. J'y reviendrai, c'est certain. Un région que je recommande vivement, dépaysement assuré !
    11 & 12/07/2009

  • Col de Néal (2509 m)

    24 photos

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    Dénivelé : ~600 m.
    Après la découverte du Mercantour, retour dans un massif exploré l'année dernière : le Queyras. Direction le village de Brunissard, sous le célèbre col d'Izoard. La rando débute au fond de la vallée, au terminus de la route goudronnée. On remonte ensuite la piste en direction des chalets de Clapeyto.
    Pour atteindre l'objectif du jour, le col de Néal et ses lacs sous-jacents. Je décide alors d'emprunter le sentier coté Est, à flanc de montagne. Choix payant, c'est l'itinéraire le moins fréquenté car moins direct et plus chahuté pour atteindre les lacs. La montée s'effectue tranquillement dans ce cadre grandiose, entre les sommets aiguisés et le vallon au relief ondulé. 17h, me voici en haut, et opte pour un bivouac au bord du lac de la Favière. Phase léthargique jusqu'aux environs de 20h et l'apparition des teintes crépusculaires dont je prends plaisir à immortaliser. Préparation du matériel, des compos et des réglages pour les prises nocturnes qui s'avéreront fort intéressantes. Toutefois, la nuit demeure fraiche, voire très froide, l'eau gelée dans la camelbag en témoignera le lendemain matin au réveil, de même que le givre sur la tente. Mais les premiers rayons de soleil auront vite raison de ce glacial épisode, illuminant les lieux de cette chaude lumière. Le jeu d'ombre créé par les érosions différentielles dans le vallon est assez exceptionnel, offrant un beau dynamisme au paysage.
    Retour à la voiture en passant cette fois-ci par le sentier ouest, et en se disant que certains ont bien la chance de posséder un chalet en pareil endroit...
    9-10/08/2010

  • Le Chenaillet (2650 m)

    13 photos

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    Dénivelé : ~800m.
    Après une nuit fraiche au fin fond de la vallée de la Clarée et un bon repas sur Briançon pour remettre du fuel dans les jambes, me voici paré pour arpenter un nouveau sommet. Et pas n'importe lequel, l'un des plus emblématiques du secteur, mondialement connu chez les géologues : le Chenaillet. Il s'agit en effet d'une vieille croûte océanique antéalpine qui, par le jeu de la tectonique, s'est retrouvée perchée en altitude.
    Pour l'atteindre, j'ai opté pour l'itinéraire Sud, depuis Cervières (hameau de la Chau). D'ailleurs, l'accès au départ du sentier est quelque peu folklorique pour ma petite voiture citadine (chemin de montagne fort caillouteux).
    La luminosité en ce jour est assez spéciale, un fin voile d'altitude tamise progressivement les lieux. Toutefois, le ciel bénéficie de nuages très caractériels, idéal pour agrémenter les compositions (surtout pour les noir & blanc). En à peine 2h30, les 800 mètres de dénivelé sont engloutis. La vue au sommet est contrastée : anthropisée au Nord avec les remontées mécaniques de Montgenèvre, quasi désertique au Sud vers la vallée de Cervières. Sans trop trainer, retour à la voiture, pas de bivouac pour cette fois !
    Une rando sympa mais manquant singulièrement d'une bonne lumière.
    13/10/2010

  • Crête du Château Jean Grossan (2350 m)

    17 photos

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    Octobre…la plus belle des saisons bat son plein, avec près de deux semaines d’avance sur le calendrier. Si les couleurs sont presque passées dans les toutes proches Préalpes, les hautes vallées restent quant à elles ponctuelles. Avec toute la passion pour le mélèze qui m’anime, j’analyse scrupuleusement les cartes de l’IFN pour trouver les meilleurs endroits, où leur dorure embellira les paysages. Je jette alors mon dévolu sur le Queyras, et plus précisément sur Ceillac. J’étais venu dans le secteur il y a huit ans et je m’étais juré de revenir. C’est chose faite. Mon objectif du jour est la crête du Château Jean Grossan (2350 m), qui offre un panorama sur le village et la vallée.
    J’attaque donc la randonnée dans l’ivresse de l’automne, où la montagne explose de couleurs avant d’entrer dans la monotonie hivernale. En deux heures, me voici au sommet. Il n’y a pas de vent, l’air est doux et la vue vaut le détour. Les quelques nuages élevés, qui avaient tendance à m’embêter en journée, ont exprimé tout leur potentiel au couchant, rougissant de façon éphémère. Avec le jaune des mélèzes, les couleurs furent détonantes.
    Au pied d’un mélèze doré, sur la pelouse rase et tout proche du point de vue, mon bivouac est on ne peut plus royal. Je m’adonne à quelques poses nocturnes mais il semblerait que je sois positionné sous un couloir aérien, c’est un véritable ballet d’avions qui défile au-dessus de ma tête.
    Le lendemain, me voilà paré sur mon bout de rocher, prêt à capter les premiers rayons de soleil, qui ont su répondre à mes attentes. Une bien belle sortie, ponctuée de jolis moments photographiques…
    13-14/10/2017

  • Le Pain de Sucre (3208m)

    30 photos

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    Après être redescendu de la crête du château Jean Grossan et avoir mangé un bout au restaurant à Ceillac, me revoilà parti sur les routes du Queyras, à destination de mon prochain objectif du jour, et pas des moindres : le Pain de Sucre. J’avais eu l’occasion de le gravir il y a huit ans et cela fait quelques temps que je souhaite m’y rendre de nouveau, avec pour ambition de dormir là-haut.
    Garé au col Agnel, le dénivelé sur le papier n’a rien d’exceptionnel, à peine 450 m. Mais l’altitude (3200 m) et le sentier abrupt dans les schistes pourris en font un exercice sportif. En prenant mon temps (et mon souffle !), j’atteins le sommet en 1h30, il est à peine 16h. Je m’étonne encore à penser que je vais dormir là-haut, tant la crête est étroite. Je « plante » ma tente tout au bout de celle-ci, à l’intérieur d’une zone délimitée par un muret créé par les randonneurs. Le sol est loin d’être plat, on sera très loin du confort de la nuit précédente.
    L’atmosphère est quelque peu brumeuse en cette fin d’après-midi, surtout du côté italien. Les rayons rasants du crépuscule embellissent les paysages, jusqu’à ce que notre étoile passe sous l’horizon. Je profite un moment de l’heure bleue avant de regagner mon spartiate logis. La rudesse de l’endroit est à pondérer par le fait d’avoir une vue de premier choix sur le Mont Viso. Après avoir mangé un bout, je me faufile dans mon duvet. Malgré mes deux tapis de sol, j’ai un bout de rocher dans les reins et un autre vers l’omoplate, de bon augure pour la nuit. Effectivement, c’est un sommeil tout en pointillé qui va animer ma période nocturne, non pas à cause du froid (-5°C, ce qui est relativement chaud à cette altitude et en cette mi-octobre), mais bel et bien par ce matelas rocailleux (et penté vers l’ouest, tant qu’à faire).
    Vers 7 heures, j’émerge de mon abri de fortune pour aller capter les premières lueurs de l’aube. Deux jeunes et leur chien sont également montés pour profiter du lever de soleil. Peu à peu les traditionnelles couleurs font leur apparition, magnifiant les paysages alentours, jusqu’à ce que notre étoile sorte de l’horizon, derrière le Mont Viso. Je savoure ces précieux instants puis remballe mes affaires pour retrouver la voiture, après une nuit éprouvante mais de jolis souvenirs plein la tête.
    14-15/10/2017

  • Lac de Souliers - Crête du Tronchet (2592 m)

    7 photos

    [Retour galerie Queyras]


    Dénivelé : Environ 400 m
    Depuis plusieurs années, c’est mon rituel à cette période : célébrer le Solstice d’été en montagne. J’ai donc profité de l’occasion pour prendre plusieurs jours et effectuer trois bivouacs consécutifs. Pour attaquer en douceur, le premier m’emmène près du Col d’Izoard, au lac de Souliers (2492 m). Les trois cents mètres de dénivelé sont rapidement engloutis, sous un beau soleil en cet après-midi. Ayant le temps et intrigué par cette crête au sud, je m’y rends. Celle-ci se termine sur des roches acérées et vertigineuses, sur lesquelles je me rends. La vue est superbe sur cette partie du Queyras. Je décide alors de rester ici pour le coucher de soleil. Malheureusement, des voiles et nuages débarquent du nord en fin de journée. J’ai beau patienter, le Soleil n’arrivera pas à percer la nébulosité. Je reprends alors le sac pour aller planter la tente près du lac de Souliers. Une fois n’est pas coutume, je ne serai pas seul. Un jeune originaire du coin a également prévu de dormir ici. Nous échangeons un peu à la tombée de la nuit puis gagnons chacun notre campement.
    Je me réveille plusieurs fois durant la plus courte nuit de l’année, mais les voiles sont encore présents, faisant alors l’impasse sur les poses nocturnes. Le lendemain, vers 5h30, j’émerge. Les couleurs déjà vives dans le ciel me font presser le pas. Je m’habille en catastrophe, prends le matos, et me dirige au bord du lac à quelques mètres de mon bivouac : le Soleil éclaire par en-dessous les nuages, l’ambiance devient très orangée l’espace de quelques minutes. Tout juste le temps de faire quelques captations, le paysage redevient normal. Inutile d’insister, je retourne me coucher, jusqu’à 10 heures. Je plie tranquillement bagages et retourne à la voiture. 21-22/06/2018

  • Lac des Cordes - Col de Marsailles (2601 m)

    31 photos

    [Retour galerie Queyras]


    Dénivelé : environ 650 m
    Après m’être rassasié à Briançon, je me dirige de nouveau en montagne. Cette fois, mon choix se porte au fond de la vallée de Cervières. Je gare la voiture au hameau du Bourgea (1980 m). Les deux cents premiers mètres s’effectuent sous la fraîcheur relative de la forêt, jusqu’à déboucher sur un petit cirque, dont le sentier me conduit au lac des Cordes (2446 m). Ce plan d’eau est assez vaste, et s’inscrit dans un cadre idyllique. Alors que j’avais mis une option sur un bivouac ici, mon analyse des lieux m’encourage à poursuivre jusqu’au col de Marsailles (2601 m). De là, je fais du hors sentier sur environ deux cents mètres, pour atteindre un mamelon. Aucun doute, c’est ici que la tente sera plantée. La vue est tout simplement exceptionnelle, avec le lac des Cordes en contrebas, et les Cerces au loin.
    Contrairement à la veille, aucun voile ne vient troubler la fête. Le coucher de soleil est même trop propre, sans aucun nuages, avec toutefois de beaux rayons dorés rasants. J’immortalise ces couleurs crépusculaires jusqu’aux alentours de 22 heures et vais dormir, en observant de nombreux flashs derrière la montagne : probablement un orage côté italien. Bien que limpide, l’air est un peu humide. A 2 heures, j’émerge de la tente pour quelques captations nocturnes, jusqu’à 4 heures. A l’est, je peux observer les toutes premières lueurs de l’aube. Je retourne « dormir » une heure, avant de me relever. Les couleurs sont déjà superbes, mais ce qui attire mon attention, c’est cette mer de nuages. Je la vois progresser dans ma direction, passant au-dessus de la crête surplombant le lac de la Madeleine et littéralement couler jusqu’au lac des Cordes. J’assiste à une scène comparable à une rupture de barrage, au ralenti. Je continue le shooting, car je sais ce qu’il va se passer : être à mon tour submergé. Inexorablement, la brume remonte et effectivement, quelques minutes plus tard, me voilà dans le brouillard. Je retourne sous ma tente, de beaux souvenirs plein la tête. Je me réveille vers 10 heures, la brume s’est retirée. Je plie bagages et retourne à la voiture.
    22-23/06/2018


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