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Dénivelé : ~1400m.
Toute la semaine j'ai trépigné d'impatience à l'idée de cette sortie du week-end. La raison ? profiter de la pleine Lune !
Cette fois-ci, j'ai jeté mon dévolu sur le massif des Ecrins et sa vallée du Valgaudemar, jusqu'alors inconnu pour moi. L'objectif du jour n'est pas des moindres : avaler les pas moins de 1400 mètres de dénivelé pour atteindre le col de Pétarel (2430m). Une fois n'est pas coutume, je pars d'assez bas, depuis la vallée, au hameau des Andrieux (1040m). Tout d'abord, il s'agit de remonter les quelque 800 mètres de dénivelé de la forêt ubac, l'occasion de réviser les bases des successions écologiques : hêtraie-sapinière, coiffée à son sommet par les mélèzes, espèces photophiles, puis de retrouver l'aulne vert en transition avec la lande à rhododendrons, airelles et myrtilles... Le sentier est d'ailleurs parfaitement bien entretenu et relativement agréable à parcourir. Trois heures après le départ, me voici aux lacs de Pétarel, septembre oblige, il n'y a plus grand monde sur les chemins, ce qui n'est pas sans me déplaire ! A peine le temps de souffler que je repars de plus belle, direction le col de Pétarel, atteint en une heure. La vue est honorable, avec les sommets du Valgaudemar (l'Olan, le Pic des Souffles, Pointe de la Muande...), mais également sur le Dévoluy et le Vercors. Je décide de planter la tente entre le col de Pétarel et celui de la Béranne, pour un bivouac quatre étoiles, seul dans l'immensité qui m'entoure... Une certaine appréhension demeura cependant, au niveau des températures, très fraîches pour la saison. Celles-ci ont sûrement dû descendre sous la barre des 0°C pendant la nuit, mais fort heureusement, le vent, ennemi juré des montagnards, ne s'est pas manifesté. Ainsi pendant deux bonnes heures, sans vraiment souffrir du froid, j'ai pu profiter de la magie de la pleine Lune, distillant abondamment ses rayons sur les montagnes endormies...un simulacre de jour dans cette ambiance nocturne, où aucun son ne vient trahir la quiétude des lieux. Le lendemain, encore du spectacle avec les traditionnelles couleurs rosées matinales. Enfin, à l'amorce de la descente, je croise la route d'une vingtaine de chamois, détalant à mon arrivée, et jouant les équilibristes dans les abrupts versants...Retour au point de départ en 2h30, non sans douleur, mais une nouvelle fois l'esprit conquis.
05-06/09/2009